Équipement de sécurité obligatoire à bord : le guide des 3 dotations
L’équipement de sécurité obligatoire à bord dépend d’une seule chose : votre distance d’un abri. La réglementation française définit trois dotations — basique jusqu’à 2 milles, côtière jusqu’à 6 milles, hauturière au-delà. Ce qui change d’une dotation à l’autre n’est pas seulement la quantité de matériel, mais sa nature.

Avant tout : vérifiez les textes en vigueur
Ce guide explique la logique des trois dotations et ce qu’il faut surveiller à l’usage. Il ne remplace pas le texte réglementaire, qui évolue régulièrement — la division 240 a encore été modifiée récemment.
Référez-vous toujours à la division 240 en vigueur, consultable sur Légifrance. Pour les bons réflexes en mer, les Sauveteurs en Mer (SNSM) publient des conseils de préparation qui complètent utilement la liste réglementaire. En cas de doute sur un équipement précis, votre affaire maritime ou votre assureur tranchera mieux que n’importe quel guide.
Les trois dotations d’équipement de sécurité obligatoire
La distance se compte depuis un abri, et non depuis votre port de départ. Un abri, c’est un endroit où le bateau peut se mettre en sécurité et où l’équipage peut débarquer.
Basique — jusqu’à 2 milles d’un abri
C’est la dotation de la sortie à la journée. La logique : on peut rentrer, et les secours arrivent vite. L’essentiel porte donc sur la flottabilité individuelle et la capacité à signaler sa présence.
Côtière — jusqu’à 6 milles
La logique change : on ne rentre plus forcément par ses propres moyens. Apparaissent les moyens de communication, le repérage lumineux, et de quoi tenir en attendant les secours. C’est à ce stade que les signaux de détresse et les avertisseurs sonores deviennent déterminants.
Hauturière — au-delà de 6 milles
Ici, l’autonomie devient la règle. Radeau de survie, matériel de navigation redondant, moyens de détresse longue portée : le bateau doit pouvoir gérer seul une avarie grave pendant plusieurs heures.
Ce qui se périme dans votre équipement de sécurité obligatoire
C’est là que se jouent la plupart des contrôles ratés, bien plus que sur l’absence de matériel.
| Équipement | À surveiller |
|---|---|
| Fusées et fumigènes | Date de péremption, généralement 3 ans. Périmés, ils ne comptent pas. |
| Extincteur | Date de contrôle, manomètre dans le vert, goupille en place. |
| Gilets gonflables | Cartouche de CO₂ non percée et bien vissée, pastille de déclenchement dans les dates. |
| Radeau de survie | Révision périodique par un centre agréé — la date figure sur le conteneur. |
| Feux à retournement | Pile, et surtout étanchéité du logement. |
| Trousse de secours | Les médicaments et les compresses stériles se périment aussi. |
Le geste utile : notez toutes ces dates au même endroit — un tableau collé dans le carré, ou une note dans votre téléphone. La plupart des équipements périmés le sont parce que personne ne savait qu’ils l’étaient. Pensez aussi à vérifier vos extincteurs au même moment.
Le gilet : la seule décision qui compte vraiment
Le reste du matériel sert quand ça va mal. Le gilet, lui, sert dans les secondes qui suivent.
Mousse ou gonflable ? Le gonflable est plus confortable, donc réellement porté — c’est son principal avantage. La mousse ne tombe jamais en panne et convient mieux aux enfants et aux non-nageurs.
Quelle flottabilité ? Elle s’exprime en newtons. Plus le vêtement est lourd et la navigation exposée, plus il en faut. Un gilet doit retourner une personne inconsciente sur le dos, visage hors de l’eau : c’est le critère qui sépare un vrai gilet de sauvetage d’une simple aide à la flottabilité.
La taille se choisit au poids, pas à la carrure. Un gilet trop grand remonte au-dessus des oreilles dans l’eau et devient dangereux.
Le harnais intégré transforme le gilet en équipement de sécurité active : associé à une longe et à une ligne de vie, il évite de tomber à l’eau plutôt que de gérer la chute. Sur un voilier, ça change tout.
Ce qu’on oublie systématiquement
- Le moyen de remonter à bord. Une échelle de bain accessible depuis l’eau, c’est-à-dire dépliable sans aide de quelqu’un resté à bord. Sans elle, un homme à la mer sur un bateau à franc-bord élevé est un vrai problème, même à quelques mètres.
- La lampe étanche. Elle sert à tout : chercher une panne au moteur, signaler sa position, éclairer une manœuvre de nuit.
- Le sifflet sur chaque gilet. Quelques euros, s’entend bien plus loin qu’une voix, et fonctionne quand on n’a plus la force de crier.
Questions fréquentes
Oui. Les affaires maritimes et la gendarmerie maritime effectuent des contrôles. L’absence d’équipement de sécurité obligatoire est sanctionnée, et elle peut surtout poser problème avec votre assurance en cas de sinistre.
Non. Un dispositif périmé est considéré comme absent. Les fusées usagées ne se jettent pas avec les ordures ménagères : rapportez-les à un point de collecte prévu à cet effet.
Le téléphone ne remplace pas la VHF. Un appel de détresse VHF est entendu simultanément par tous les bateaux à portée et par les CROSS, ce qu’un appel téléphonique ne permet pas.
Oui. Vérifiez chaque saison la cartouche de CO₂, qui doit être non percée et bien vissée, ainsi que la pastille de déclenchement automatique. Le gilet doit être inspecté périodiquement selon les préconisations du fabricant.
Où trouver votre équipement de sécurité obligatoire
OMAX Marine, distributeur officiel Osculati en France, propose toute la gamme de sécurité et entretien : gilets de sauvetage et gilets gonflables, bouées couronne et fer-à-cheval, extincteurs, signaux de détresse, réflecteurs radar, ceintures de sécurité et lignes de vie, boîtes à pharmacie, échelles de bain.
Délai moyen d’une semaine. Livraison offerte dès 49 €, ou retrait sur place à notre entrepôt du Cannet (06110), du lundi au vendredi de 8h à 18h.
Un doute sur la dotation qui vous concerne ? Appelez-nous au 04 93 45 72 04, nous vous orientons.
